Une saison à la petite boulangerie – Jenny Colgan

Rappelez-vous. En décembre, je vous présentais La Petite boulangerie du bout du monde de Jenny Colgan, en lecture commune avec Isa (pour retrouver ma chronique, c’est par ici). Un coup de coeur pour toutes les deux, à tel point que nous avons décidé de nous précipiter sur la suite pour une nouvelle lecture commune. Vous pourrez lire son avis ici. Malheureusement, cette suite a le goût de la déception. Il appartient à cette catégorie de livres dont on se dit que l’auteur aurait mieux fait de s’abstenir.

L’histoire

Polly Waterford coule des jours heureux sur la paisible île de Mount Polbearne. Sa petite boulangerie connaît un franc succès : les habitants du village continuent de s’y presser et un journal régional souhaite même la sélectionner dans son prochain guide ! Polly est aussi comblée par son histoire d’amour avec Huckle, le séduisant Américain qui a su conquérir son cœur. Les deux amoureux se sont installés ensemble dans le grand phare qui domine l’océan.
Malheureusement, lorsque le nouveau propriétaire de la boulangerie de Polly débarque sur l’île avec une lueur malicieuse au fond des yeux, celle-ci réalise soudain que son bonheur est bien fragile. Et le départ précipité de Huckle pour les États-Unis ne l’aide guère à envisager l’avenir avec sérénité.
Face à cette nouvelle tempête qui se prépare, Polly va devoir se battre pour ne pas laisser sa vie prendre l’eau. Réussira-t-elle à surmonter les obstacles qui se dressent sur sa route ?

Une prose simple et délicate, qui met en avant, avec justesse, les sentiments des personnages, leurs doutes, leurs craintes et leurs joies.
Des chapitres qui s’enchaînent sans temps mort grâce aux différentes péripéties qui rythment le récit, sans oublier des dialogues enlevés, tour à tour drôles et émouvants.

Mon avis

Ce qui m’avait beaucoup séduit dans La petite boulangerie du bout du monde, c’était le caractère de Polly. Pugnace, elle arrivait à s’imposer dans la petite communauté et à se réinventer professionnellement avec un certain panache, il faut bien l’avouer. Dans cette suite, je me demande où est passée cette Polly ! Est-ce l’amour qui la rend niaise ? Franchement, elle m’a agacée par son manque de réaction face à l’adversité. Elle se retrouve face à un gros beauf, misogyne de surcroît, qui lui fait toutes les misères du monde, et elle ne réagit pas ???? A chaque fois que Macolm, le beauf en question, faisait une apparition dans le bouquin, toute ma fibre féministe se hérissait, me faisant ressembler à un chat en colère, comme ça :

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Et elle … Ben non… C’est limite si elle ne tend pas l’autre joue et qu’elle ne lui trouve pas des excuses ! Cette Polly à la limite de la mièvrerie, un peu infantilisée depuis qu’elle est en couple avec Huckle, m’a semblé très éloignée de la Polly originale, et m’a, pour tout dire, déçue.

Autre déception : OK, c’est une suite, mais l’auteur appuie son récit sur le même type d’évènements que dans le premier tome. Quand je lis une suite, je m’attends à retrouver les mêmes personnages, éventuellement la même localisation, mais pas les mêmes situations ! Du coup, je me suis un peu ennuyée dans une lecture devenue au fil des pages trop prévisible.

Pour tout vous dire, j’ai trouvé que ça manquait de cohérence et d’une vraie ligne narrative. Pour filer la métaphore boulangère, j’ai eu l’impression que les ingrédients étaient mal mélangés et que la pâte ne levait pas.

Deux éléments viennent tout de même adoucir l’ensemble. Tout d’abord, Neil, le macareux, est toujours là. C’est à mon sens le vrai point fort du livre et il apparaît même comme le personnage principal pendant toute la première moitié du roman. Plus que jamais il me faut un macareux de compagnie !

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Aussi, la plume de Jenny Colgan est toujours là, fluide, légère, agréable. Et, comme dans le premier tome, on retrouve un livret de recettes à la fin, ce qui reste une bonne surprise.

Au final, je ne vous conseille pas la lecture de ce livre. Précipitez-vous sur La petite boulangerie du bout du monde, qui est un régal, mais oubliez Une saison à la petite boulangerie, qui ressemble trop au croissant réchauffé de la veille qui a perdu sa texture et n’a plus vraiment la même saveur, ne suscitant plus la même gourmandise.

Ma note : 12/20.

6 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Isa dit :

    J’adore la photo du chat ^^
    Croisons les doigts pour que notre prochaine LC soit plus savoureuse!!

    Aimé par 1 personne

    1. Alec dit :

      Il m’a bien fait marré ! Oui, mais je ne m’inquiète pas, je suis sûre que la prochaine sera une réussite !

      Aimé par 1 personne

  2. Julie Juz dit :

    Je garde de ta critique le GIF de chat aussi 😀 Et le fait que je ne sois pas folle de vouloir un macareux depuis la lecture du premier tome. Je ne lirai celui-ci que si je n’ai vraiment plus rien à me mettre sous la dent à mon avis. Merci pour l’avis 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. Alec dit :

      😂 Pourtant le macareux est chou ! Effectivement, il vaut mieux rester sur le premier tome.

      J'aime

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