Moi, Surunen, libérateur des peuples opprimés

 

 

Aujourd’hui je vous parle d’un auteur qui me tient particulièrement à coeur, Arto Paasilinna. Je l’avais découvert il y a quelques années avec « Le lièvre de Vatanen ». L’histoire d’un homme qui plaquait tout pour suivre un lièvre qu’il avait failli écraser sur la route. J’avais été séduite par le côté décalé, loufoque et profondément humaniste de cet auteur.

gif-rabbit-favim-com-3654082

Dans Moi, Surunen, libérateur des peuples opprimés, écrit en 1986 mais traduit en français en 2015 seulement, Paasilinna nous entraîne dans un voyage burlesque et déjanté de la dictature capitaliste du Macabraguay à la dictature communiste de la Vachardoslavie.

L’histoire 

Le très distingué professeur Surunen, membre finlandais d’Amnesty International, las de se contenter de signer des pétitions, décide de prendre les choses en main. Il s’en va personnellement délivrer les prisonniers politiques qu’il parraine en Macabraguay, petit pays d’Amérique centrale dirigé par un dictateur. Après le succès de l’évasion de cinq d’entre eux, et non sans avoir goûté à la torture des geôles locales, Surunen accompagne l’un de ses protégés jusqu’au paradis communiste, un pays d’Europe de l’Est baptisé la Vachardoslavie. Là, il découvre le triste sort d’une poignée de dissidents enfermés dans un asile psychiatrique, et s’emploie à les libérer à leur tour.

Mon avis

J’ai beaucoup aimé ce livre où les situations cocasses se mêlent aux retournements de situation abracadrabantesques ! Surunen, n’est pas un super-héros, c’est un philologue qui parle 15 langues. Mais la naïveté de ses intentions et de ses actions aplanissent les difficultés de façon pour le moins improbable. C’est justement ce que j’aime chez cet auteur. C’est humaniste et jubilatoire. Paasilinna renvoie dos à dos les dictatures de tout poil dans un climat légèrement suranné de guerre froide. Le roman dénonce en effet clairement les atteintes à la liberté d’expression, sur un ton déjanté certes, mais il n’y va pas avec le dos de la cuillère. Macabraguay et Vachardoslavie concentrent les aspects les plus délétères des dictatures capitaliste et communiste.

Ce qui donne ça pour le Macabraguay :

Et la Vachardoslavie est décrite peu ou prou comme ça :

L’auteur s’appuie sur ses dérives pour en faire finalement les grains de sable dans les rouages qui vont permettre à son héros de mettre ses projets à exécution.

Tous les ingrédients d’un bon Paasilinna sont là, j’ai passé un très bon moment de lecture et j’ai suivi les tribulations de Surunen le sourire aux lèvres et l’indignation en bandoulière.

Alec

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s